A la fin des années 80, quand Willis commence sa carrière cinématographique, Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger incarnent à eux seuls l'action hero. L'acteur, connu à l'époque pour son rôle romantico-rigolo dans la série Clair de lune et sa prestation sur grand écran chez Blake Edwards avec Boire et déboires, n'a pas forcément le profil requis. On connaît la suite. Joel Silver insist après des pontes de la Fox pour imposer son nouveau poulain et, quelques mois plus tard, Willis-McClane casse la baraque ou plutôt... un building ! Après Piège de cristal et, deux ans plus tard, 58 minutes pour vivre, notre divin chauve décide de prendre des distances avec son personnage. Les échecs successifs d'Hudson Hawk et du Bûcher des vanités en décident autrement. En 1995, McClane ressort du placard pour Une journée en enfer. Explosif !
Qu'attendre aujourd'hui de cette suite pour le moins innatendue ? Difficile de répondre. Entre-temps, d'autres franchises comme Mission : Impossible ou Jason Bourne (La mort, La mémoire et bientôt La vengeance dans la peau) ont occupé le terrain. Des séries TV comme 24 heures chrono ont révolutionné les codes du genre. Que dire également des avancées technologiques qui ont bouleversé notre quotidien, quand on se souvient que, dans 58 minutes pour vivre, le simple envoi d'un fax depuis l'aéroport avait tout de l'effet spécial? Place aux jeunes et à la modernité donc... C'est pourquoi Silver et Willis ont fait confiance au jeune réalisateur Len Wiseman, ex-clippeur à qui l'on doit les thrillers SF Underworld. Pour l'heure, un petit tour en arrière s'impose pour celles et ceux qui auraient manqué ou oublié le début de l'histoire.



